Avec ma collègue Stella Dupont, nous avons rencontré il y a quelques jours, à l’initiative des ONG Oxfam France, CARE et Equipop, une délégation d’associations féministes originaires de Madagascar, de la Mauritanie, du Bénin et de la Tunisie.
Elles sont venues nous faire part de leur inquiétude face à l’annonce d’une réduction de près de 20% des crédits budgétaires de l’aide publique au développement (APD) – soit une coupe estimée à 1,3 milliard d’euros en 2025. Une aide sans laquelle la pérennité de leurs actions serait menacée.
Plaidoyer, accès à la contraception, lutte contre la précarité menstruelle, écoute, conseil, accompagnement… Leur travail de terrain est pourtant fondamental pour le respect et l’avancée des droits des femmes dans leur pays respectif. À Madagascar par exemple, le Mouvement Malagasy pour le planning familial estime que 41% des femmes sont victimes de violences conjugales, tandis que 14% d’entre elles n’ont pas accès à la contraception.
Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de mettre à la disposition des organisations féministes des financements sécurisés, flexibles et prévisibles pour leur permettre d’agir.
Avec le groupe Les Écologistes à l’Assemblée, je défendrai le budget de l’APD en votant la mise en œuvre de nouvelles recettes et l’élargissement de la taxe sur les transactions financières (TTF). C’est ce que je porterai lors des discussions à venir sur le budget.



